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Pénurie de main-d’œuvre

Plus de 720 000 emplois seront à pourvoir au Québec d’ici 2019. Vous avez bien lu : d’ici l’an prochain !

La rareté de la main-d’œuvre est sans précédent dans la Belle province. Lorsque j’étais à l’université, on prédisait déjà ce qui est en train d’arriver : en l’an 2012, les premières cohortes de baby-boomers seront admissibles à la retraite. Plus de cinq ans plus tard et depuis deux ans, on accumule articles sur articles sur la pénurie grandissante dans plusieurs industries, secteurs et régions du Québec, qui est principalement due à ce mouvement démographique.

Et le problème ne touche pas que le Québec et le Canada : le Japon vit avec cette réalité depuis plus longtemps, avec son taux de chômage de 2,9 % et une déflation qui a duré plus de quinze ans, entraînant une perte de productivité majeure. Cette année encore, le sujet sera d’autant plus chaud : Vous le vivez probablement vous-même dans votre organisation.

En parallèle, un débat de société est en cours en Amérique du Nord sur le salaire minimum à 15 $ et qui nous touche directement. Sauf que ce sont des employés qualifiés que les entreprises recherchent le plus et non pas de la main-d’œuvre sous-qualifiée. Or celle-ci perd de plus en plus de valeur avec la révolution 4.0, où l’on automatise, robotise ou remplace par de l’intelligence artificielle les tâches ayant moins de valeur ajoutée. Il y a un déchirement dans la valeur de la main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée.

La survie des PME est en jeu : productivité, qualification de la main-d’œuvre, immigration, technologies, rémunération, contrats… tous ces sujets sont maintenant intimement liés autour d’une même problématique. Pour s’en sortir, des entreprises et des gouvernements usent de toutes sortes de stratégies pour tirer leur épingle du jeu :

  • Des entreprises organisent des missions de recrutement à l’étranger ou sollicitent les nouveaux venus chez les migrants.
  • Des municipalités et des entreprises garantissent à leurs futurs citoyens un emploi et un logement gratuit pour la période de formation nécessaire, voire la durée de leur emploi.
  • En région, des billets d’avion aller-retour sont payés pour attirer des candidats à des entrevues.
  • Une entreprise construit un gymnase dans son usine afin d’offrir des activités sportives à ses employés.
  • Plusieurs entreprises élaborent des formations maison payées pour former de A à Z du personnel non qualifié.

Et bien qu’elle se soit fait attendre en 2017, la pression est de plus en plus forte sur les salaires en 2018. En effet, les derniers indicateurs démontrent une augmentation plus soutenue des salaires des travailleurs lors du dernier trimestre.

Ne prenez pas le risque d’être le perdant de cette situation : participez à la prochaine conférence AXXIO «LA RÉMUNÉRATION À L’ÈRE DE LA SURENCHÈRE». Il me fera plaisir de vous en parler davantage.  Pour vous inscrire, cliquez ici

Jean-Philippe Bouchard, CRIA, consultant spécialiste en rémunération chez AXXIO.

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